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Est la divination par les flèches. La racine vient du mot vient du grec Belomê qui signifie pointe. Dans la plupart des mythologies, l’arc a tenu une place importante. Les sorciers, devins, chamanes et prêtres, lui attribuèrent des propriétés magiques et une puissance surnaturelle. En Mongolie, au Japon, dans les tribus d’indiens d’Amérique du Nord, l’arc est l’objet de tabous divers. Imaginer que des forces occultes puissent influer sur le vol d’une flèche, amena à penser qu’on pouvait prédire l’avenir à l’aide de flèches. Cet art divinatoire appelé "bélomancie" se pratiqua chez les Slaves, les Germains, les Scythes, les Sémites, les Babyloniens, les Grecs, les Chaldéens et les Arabes . Ces peuples pratiquérent cette forme de divination de manières particulièrement différentes . Les Chaldéens inscrivaient sr leurs flèches le nom des villes dans lesquelles ils se proposaient d'aller. La première flèche qu'ils tiraient de leurs carquois leur indiquait où il fallait se rendre. D'autres peuples tiraient des flèches sur lesquelles étaient rédigés des symboles occultes ; les inscriptions sur la flèche qui allait le plus loin étaient lues comme un signe magique. Il arrivait que des voyageurs perdus utilisaient quelquefois la bélomancie pour retrouver leur chemin : le voyageur jetait sa flèche en l'air, et quand elle retombait à terre, la direction vers laquelle elle pointait indiquait où le voyageur devait aller. Dans l'antiquité Perse, chez les peuples Orientaux, Slaves et Germaniques, le devin analysait la trajectoire de la flèche, le sifflement qu'elle produisait dans l'air et manière dont elle atteignait la cible. Lorsqu'un combat était prévu, on interprétait les présages de la façon suivante: un enfant prenait un carquois composé de trois flèches. Sur la première était inscrite la mention "Dieu l'ordonne", sur la seconde "Dieu le défend", la troisième quand à elle ne comportait aucune inscription. L'enfant tirait au hasard l' une des trois flèches et selon le message correspondant ,l'attaque était entreprise ou abandonnée, si la flèche "muette" était tirée, le combat était remis à plus tard. Une variante consistait à inscrire des noms de villes à envahir. La main innocente de l'enfant désignait alors l'ordre dans lequel les cités étaient à prendre. La bélomancie est mentionnée à plusieurs reprises dans la Bible. La littérature médiévale utilise largement les symboles fournis par l’arc et la flèche. On la retrouve aussi dans la coutume des archers de l’ancienne Genève, qui ne tiraient jamais une flèche sans prier la vierge Marie d’en guider le vol. Ils criaient au décoché : "Porte-la, Notre Dame !" Dans le tir à l’arc du kyû-dô, le Japonais ne voit pas un sport mais une pratique religieuse. On peut supposer que cette pratique s'est perdue avec la disparition des archers, de la chasse, et de la modernisation de l'outil de guerre. La flèche représentait l’homme en lui-même, son pouvoir guerrier, son pouvoir sexuel, son pouvoir concepteur.