Choisissez votre professionnel
Réglez votre consultation en ligne
La consultation
peut démarrer
Le golem est selon la tradition kabbaliste, une statuette d’argile rouge, un être humanoïde, artificiel, qui prenait vie et s’animait dès que le magicien, qui l’avait façonnée, écrivait sur son front les lettres sacrées de la vie. Dans la kabbale c'est une matière sans forme ni contours alors que dans le Talmud le golem est l'état qui va précéder la création d'Adam. Les pouvoirs du golem étaient illimités : croissant en taille et en force, le golem accomplissait toutes les tâches. Il pouvait être utilisé de façon maléfique ou bénéfique par celui qui l’avait créé. Puissance soumise au magicien, il pouvait tuer pour ce dernier à obtenir plus de pouvoirs personnels, puis de puissance. Ce golem gigantesque, infatigable et obéissant, représentait pourtant un risque pour son maître. Pour le rendre inerte et lui faire perdre figure humaine, le magicien devait effacer sur son front la première lettre, symbole de vie, ce qui entraînait sa mort. Mais l’argile, tout se décomposant et se désintégrant, cherchait à écraser de toute sa masse le magicien et les forces magiques mises en œuvre par les caractères tracés, pouvaient même se retourner contre le magicien qui ne savait plus maîtriser ce qu’il avait engendré. La légende du Golem a inspiré de nombreux auteurs au fil du temps et a été utilisée dans la littérature fantastique, Gustav Meyrinck, auteur très inspiré, a composé un ouvrage sur ce thème Le Golem. Si certaines œuvres font clairement référence à la créature juive, la plupart des œuvres médiévale-fantastiques utilisent le mot golem pour désigner n'importe quelle créature humanoïde et de nombreux récits font référence avec plus ou moins de fidélité à la légende initiale.